Oh, she's so sick of hearing hellos, hearing goodbyes; she wants forevers, even though they don't last.

A un fil tiennent ces mots suspendus au bout de ses lèvres, bonjour, je t'aime, aurevoir, peut-être une prochaine fois ils trébucheront pour franchir enfin le seuil de sa bouche, prendre un sens en s'envolant dans l'air pour atteindre oreille attentionnée ou oreille inconnue, ils glisseront vers le sol pour s'écraser, bonjour, je t'aime, aurevoir, peut-être que tout ira bien, qu'ils remonteront et se diviseront, bonjour, je t'aime, peut-être qu'avant le dernier mot elle ravalera son souffle, refoulera son élan, le dernier ne viendra pas, il s'enfouira au plus profond d'elle, aurevoir. A un fil tiennent ses espoirs, suspendus au bord d'un gouffre de paroles quelconques de lui ou d'elle, de connaissances, d'étrangers ou de proches, bonjour, je t'aime, aurevoir, peut-être un jour remonteront-ils à la surface de la terre pour faire exploser son coeur, donner un but à sa vie en s'écoulant dans le lit de sa vie, bonjour, je t'aime, aurevoir, peut-être que tous serviront enfin à quelque chose, que les traits qui contournent ses yeux en autoroutes de peau se creuseront sans n'avoir eu à espérer tous les jours, peut-être un peu moins certaines secondes, espérer pour ces mots, bonjour, je t'aime, aurevoir. A un fil attendent patiemment les larmes au tournant de son regard, je t'aime, je t'aime, je t'aime. Il n'y a plus que ça à voir. En cascade de fils les sentiments roulent en mots ronds, bonjour, je t'aime, aurevoir. Bomevoir.

# Posté le samedi 04 avril 2009 01:09

Un jour je volerais assez haut,
pour retrouver le ciel, lui dire,
à quel point je l'aime,
glisser sur les nuages
m'élancer, cheveux aux vents,
sourire et ne rien laisser m'arrêter. Un jour.

Je t'aime, et tu le sais.
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# Posté le mardi 24 mars 2009 07:45

Ils jouent avec la vie, avec le temps, avec l'argent. Ils vivent la nuit, ne dorment pas le jour, se tiennent la main pour sauter dans le vide et s'élancent pour rencontrer le vent. Ils s'écroulent, se cognent aux murs, s'exaspèrent de petits riens, se lèvent pour se coucher, les uns à côté des autres. Parfois des plaintes brisent le silence et essuient la poussière sur les meubles nus, effleurent de leurs notes l'air étouffant. Le noir se fait et ils n'ont pas fini leur danse. Ils cherchent un appui pour terminer ce qu'ils n'ont finalement jamais commencé et ferment les yeux, enfin, sur le rideau qui leur cachent la lumière du soleil, là-bas, dehors. Certains jouent des notes tristes sur les cordes de leurs vêtements de cottons assemblés et désassemblés par quelque fou, quelque abruti, auquel ils auraient un jour pris, repris, volé; d'autres se penchent vers le plancher, chuchotent et espèrent l'entendre parler, parler des rêves et des vers des romantiques, parler des progrès des scientifiques, parler des pays qui n'ont plus rien, des femmes qui tendent la main, des enfants qui courent les rues à la recherche du destin. Ils s'amusent dans l'obscurité à voir s'embrasser leurs mains raidis et les murs usés, constellés de taches, de traits, marqués des traces des précédents; ils marchent de long en large dans des pièces sans fenêtre, sans issu vers l'horizon; ils rêvent des oiseaux et de la mer, de dernière les barreaux, derrière le blanc et le gris des couloirs, derrière les portes qui les enferment, derrière les bras forts et les mots saillants, qui découpent dans leurs coeurs des procès et des contrats rien que pour satisfaire les gens.
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# Posté le vendredi 20 mars 2009 06:57

Modifié le samedi 04 avril 2009 01:26

Elle était grande, brune, et belle, elle jouait avec le temps, la vie, les gens.

Elle était grande, brune, et belle, elle jouait avec le temps, la vie, les gens.
Elle les alignait les uns à côté des autres, les laissait là, les regardait, retenait son souffle, l'oeil allumé, les lèvres tremblantes, les laissait se vider d'émotions, perdrent leurs couleurs, manquer d'oxygène, elle les réduisait à des soldats de plomb, le coeur lourd, les yeux perdus dans le vide, dans le noir de ses cheveux. Elle était comme une poupée avec ses pantins, s'amusait à les voir se tordre, gesticuler, souffrir de cette torture divertissante. Elle souriait de toutes ses dents de porcelaine et frottait ses mains de soie avec satisfaction, portait sa main sur ses victimes et les faisait tomber, mordre la poussière d'un mouvement des doigts, elle déclarait la guerre à ces prisonniers du temps, figés sur les étagères. Elle fermait les yeux, retenait son souffle, les lèvres tremblantes, se laissait vibrer d'émotion, laissait la victoire monter en elle, cherchait ce bonheur qu'elle ne trouverai jamais.
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# Posté le vendredi 13 mars 2009 05:33

Modifié le samedi 04 avril 2009 01:19

we are breathing lies, with glassy, empty eyes
we'll throw them all at you, despite the anger, despite the pain.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 00:31

Modifié le samedi 04 avril 2009 01:15